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L'histoire des refuges de la section lyonnaise du CAF Si les refuges et chalets du club alpin ont, à l'origine, été construits par les sections et sont actuellement gérés par le club "constructeur", mais ils ont toujours fait partie du patrimoine de la fédération des CAF. Les lyonnais ont toujours été tenaces pour continuellement améliorer ou reconstruire leurs bâtiments. Voici l'histoire un peu mouvementée de nos refuges et chalets. Le principal instigateur des différents refuges en Haute-Maurienne est Monsieur Francisque REGAUD qui s'était pris de passion pour cette région. Il fut président de la section lyonnaise de 1912 à 1922. Le chalet de Bonneval-sur-Arc
Le premier bâtiment est le chalet-hôtel de Bonneval-sur-Arc. Sa construction commence en juillet 1894. Il est construit sur un terrain acheté le 3 août 1894 à Monsieur Pierre-Joseph BALMAT. Il est revendu en 1954 à l'EDF, puis devient la propriété de la commune, qui y a installé l'actuel office de tourisme de Bonneval. Un deuxième petit chalet, acheté à l'EDF, prend sa suite, mais il doit être démoli en 1980. Enfin, le troisième et actuel chalet-refuge, est inauguré en 1986. Parmi les personnalités présentes à l'inauguration se trouvait le chef de secteur à Bonneval des gardes-moniteurs du parc national de la Vanoise, Monsieur Raoul BALMAT, petit neveu de Pierre-Joseph, le vendeur du terrain. Le refuge des Evettes
Après Bonneval, c'est le refuge des Evettes qui est inauguré en 1907. Incendié par l'armée en 1940 (photo de 1938 à droite), il fut remplacé après l'armistice de 1945 par un classique petit refuge en bois.
L'actuel refuge (photo en vignette à gauche), conçu dans des bureaux d'étude modernistes et préconisé par Paris comme la solution du futur, fut monté en 1965. Il fut pilote et précurseur dans les années 1970 pour l'utilisation de l'énergie électrique photovoltaïque, largement adoptée maintenant.
Le refuge d'Avérole
Avant la construction du refuge, une maison offrait l'hospitalité aux "passants" dans le hameau d'Avérole. Le refuge est situé au carrefour des vallées supérieures. Le premier refuge fut décidé par le président du CAF de Lyon, Francisque REGAUD, avant la guerre de 1914. Partiellement préfabriqué, il fut montré à l'exposition internationale de Lyon, ouverte quelques jours avant la déclaration de la guerre, puis remonté sur place ! Sa construction en Haute-Maurienne commença après l'armistice et l'inauguration eut lieu en 1920. Il se composait d'un soubassement en pierre, comprenant la cave à bois et formant perron, d'un rez-de-chaussée avec sas, chambre des guides, salle commune et d'un premier étage avec dortoir et chambre des dames. Sa capacité était de 40 places, avec 2 niveaux de bas flancs. La construction était en bois, doublée extérieurement d'ardoises d'Eternit rouge - les italiens l'appelaient la casa rota. Le refuge du Carro
Ensuite viendront en 1925, le refuge du Carro (agrandi en 1976) et celui du col de l'Iseran. Ce dernier fut construit en collaboration avec le Touring Club de France et la Compagnie PLM, puis revendu en 1937. Le centre alpin de Courchevel
Le chalet skieur de Courchevel est inauguré en 1956. Il a fait l'objet d'une complète rénovation en 1994 et est géré désormais par la direction des centres alpins de la fédération des CAF. Le chalet de Courchevel a été vendu en 2005 et n'appartient plus à la FFCAM. Le chalet de Tignes Puis, la section lyonnaise aménage à Tignes, en 1958, le chalet des Almes qui est détruit en 1970 par une avalanche, mais là encore, il avait déjà été remplacé en 1964 par le chalet actuel. Celui-ci a été fermé en 2002 pour des raisons de conformité et sera rénové à partir de 2006 pour accueillir de stages de formations et des groupes d'entraînement à la compétition. Le chalet des Tuves Enfin, le chalet des Tuves, à Buis-les-Baronnies, fut construit en 1970 pour la pratique de l'escalade, mais dût être revendu en 1986 en raison de trop nombreux actes de vandalisme. Sources : "Revue Alpine" n° 546 d'octobre 1994 - Pierre WALDNER
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